le Pirate Forum
    Maison Européenne de la photographie

  
En ce moment, on montre à la MEP Joël Meyerowitz, a défaut de l'y exposer : les photos sont magnifiques, mais l'accrochage est bâclé (formats, tirages, ...). Je n'avais jamais vu ça à la MEP. Les grands formats sont dans des couloirs, les petits entassés dans de grandes pièces...

Je suis pourtant un fan de Meyerowitz. Quelques images en couleur sont d'ailleurs exceptionnelles.

Alors que le reste des expos (10 ans d'Images, Cherrier, Michener) est irréprochable. Je suis resté insensible à Michener, en revanche un grand bravo à la rétrospective Images.
Quelqu'un qui fait des images ne peut pas être rassurant
Raymond Depardon, Errance
  • Message par coignet, dimanche 17 février 2013 à 16h06

  
Je suis passé aujourd'hui voir ces expositions à la MEP.
Joël Meyerowitz en vrai et grand format est une belle découverte.
Les présentations disponibles dans chaque salle correspondant à des thèmes de son travail citent des commentaires qu'il en fait lui-même, et c'est un plaisir de lire, dans un langage simple et compréhensible, les raisons qui l'ont amené à adopter telle ou telle démarche.
Par exemple, lorsqu'il explique comment il en est arrivé à souhaiter utiliser la couleur dans les années 60, ou lorsqu'il expose son projet de faire un type de photo s'affranchissant du cadre perspectif, pour ses superbes photos de la série les éléments, terre, air, eau, feu.

Les très connues photos de ground zero après le 11 septembre sont impressionnantes à découvrir en grand format ; certaines photos de rue new-yorkaises des années 70 et 80 présentent un fourmillement de micro-scènes incluses dans une seule, rien ne semble être entré dans le cadre par effraction ; la couleur donne envie de faire de la photo…
un habile photomontage de très grand format d'une plage des années 80 présente une petite poignée de personnages photographiés plusieurs fois dans diverses situations et périodes de la journée, de telle manière qu'il faut vraiment prêter attention pour comprendre que l’étrangeté de la scène vient de cela. C'est en croyant voir deux sœurs jumelles en maillot de bain rayé que j'ai compris la chose !

Petites anecdotes certes… mais allez-y !

Les conditions d'affichage ne sont en effet pas terrible, mais ce n'est pas très grave.
Comme Jacques, Pote, je suis beaucoup moins emballé par le reste et ne semble pas être le seul, si on en juge par la différence d'affluence entre les salles.
Au contraire de Meyerowitz au discours clair, c'est plutôt le concept plus ou moins intelligible qui sous-tend l'œuvre présentée des deux autres photographes, et si plastiquement il y a quelques éléments frappants chez Cherrier, je ne suis tout de même pas plus emballé que cela. Hétérogène et sans véritable ligne directrice me semble-t-il, l'exposition des 10 ans du magazine Images comprend de belles choses.
    Sarah 2013
  • Message par coignet, dimanche 17 février 2013 à 20h26

  
J'y ai fait une rencontre étonnante, et, exceptionnellement, je montre un portrait.



devant Sarah, Provincetown, Massachussetts, 1981
  • Message par Proteus, dimanche 17 février 2013 à 20h33

  
Etonnant en effet et bien photographié
    Koudelka

  
Magnifique expo (et travail) sur les ruines méditerranéennes de Joseph Koudelka à la Vieille Charité (Marseille).

Des images d'exception. J'ai été scotché. Techniquement c'est du très grand format panoramique (à vue de nez 200x70 cm). Les lumières sont sublimes. Poésie, gravité, invitation au voyage... Si vous le pouvez allez-y sans hésiter.

Et puis la Vieille Charité, c'est loin d'être nul comme endroit...

Quelqu'un qui fait des images ne peut pas être rassurant
Raymond Depardon, Errance

  
Pirate en poche, deux expos parisiennes ce jour.

La première n'en n'est pas vraiment une : Harry Gruyaert chez Magnum. Quelques pauvres tirages d'un goût/qualité douteux (le grain est transformé en une sorte d'aérographe sans matière...). Le verre anti-reflet n'est pas non plus arrivé jusque là.

Heureusement, plusieurs ouvrages en consultation permettent de vraiment apprécier le travail de ce photographe si particulier, grand coloriste. Si Magnum trouve qu'exposer correctement des photos, en plein St Germain des Prés, est trop de travail, qu'ils vendent... des glaces en bâton, par exemple.


La seconde : la collection Greenberg, à la fondation HCB. Ce lieu d'exposition est toujours aussi médiocre, un des pires de Paris je pense.

Quelques grandes images, mais en petit format ! De nombreuses photos sont d'ailleurs en très petit format, je ne vois pas l'intérêt de présenter de tels timbres-poste. Une impression mitigée, je suis preneur d'autres avis. Je trouve ça surfait.

Je ressors de ces deux accrochages (pas vraiment des "expositions") avec le sentiment que de nombreux "amateurs" se donnent plus de mal pour présenter leur photos.

Ce qui me fait penser à Garp, dont je n'ai plus de nouvelles : quelqu'un en a ?
Quelqu'un qui fait des images ne peut pas être rassurant
Raymond Depardon, Errance
  • Message par coignet, dimanche 10 mars 2013 à 22h32

  
Je ne suis pas encore allé chez Magnum.
Mais j'ai visité ce matin la collection Greenberg à la maison HCB.
Elle est assez jolie et sympathique, mais trop petite pour la foule qui s'y rend.

Je suis moi aussi ressorti pas vraiment satisfait. Réunir une collection ne constitue pas vraiment une thématique, et on a plus l'impression de visiter un grenier qu'un ensemble cohérent. On est malgré tout content lorsque comme moi, on a l'occasion de voir "en vrai" des photos que l'on ne connaissait qu'en reproduction dans des livres.

Une impression de voir un étalage vieillot se dégage tout de même, et ce n'est pas passionnant, à mon goût.
Comme illustration de mon sentiment, je vais oser écrire que j'ai préféré de loin le troisième étage, et ses photos géniales de HCB, bien que les connaissant déjà. :mask:

Pas de nouvelles personnalisées de Garp. Il passe parfois ici, mais en silence.
    de la belle image... dans de drôles de conditions
  • Message par coignet, mardi 12 mars 2013 à 13h31

  
L'exposition Reza, Femmes, entre luttes et grâce - Mairie du IXe arrondissement à Paris est à l'exact opposé de celle de la collection Greenberg à la fondation HCB : de grands tirages, de pleine actualité, en plein air.
Ce dernier point serait charmant au printemps, aujourd'hui, c'était plus difficile.


Attendez qu'il fasse beau pour en profiter !
  • Message par coignet, samedi 16 mars 2013 à 23h08

  
J'ai visité aujourd'hui l'exposition Jean-Pascal Imsand à la maison Robert Doisneau de Gentilly.

Embrasser les facettes diverses d'une œuvre est bien plus intéressant que de picorer dans la collection Greenberg (référence au message de Jacques, Pote, ci-dessus), à mon sens.

De plus, les tirages originaux — très sombres, c'est l'une des marques de fabrique d'Imsand — sont tous d'une qualité plus qu'impressionnante, et on peut passer du temps à explorer chaque photo en détail pour admirer le travail du tireur, ceci d'autant plus que l'endroit est loin d'être aussi fréquenté que les grands lieux parisiens : seul dans les deux salles en plein milieu de l'après-midi un samedi.

Mon attention a plus particulièrement été retenue par les grands photomontages, dont en particulier un saisissant Flatiron surgissant de rochers de bord de mer, et par les portraits réalisés au marché aux puces de Zurich.

Vue de la salle.



Note pour Jacques, Pote : les verres ne sont pas anti-reflet.

  
Je confirme, Jean-Pascal Imsand : très belle expo, le lieu est sympa (j'adore Gentilly par ailleurs). L'entrée est à 2€ !

Si vous ne connaissez pas Imsand, on peut voir certaines de ces oeuvres sur le site de la Fondation Imsand.

Pas de photo des salles, mais un peu de rêve par la fenêtre...

Quelqu'un qui fait des images ne peut pas être rassurant
Raymond Depardon, Errance
    de le bonne, oui, et de la moins bonne, ouai
  • Message par coignet, dimanche 24 mars 2013 à 18h14

  
Voulant faire découvrir Jean-Pascal Imsand, j'y suis retourné hier après-midi.
La salle d'exposition est toujours aussi déserte... Allez-y, c'est vraiment l'une des très belles expositions à voir en ce moment.
À la deuxième visite, la force de ce travail exigeant et plutôt atypique saute encore plus aux yeux, en particulier les photomontages, et les reportages (le chantier de chemin de fer, et les handicapés au travail).

Aujourd'hui, la visite s'est faite en des lieux plus institutionnels, chez Laure Albin Guillot.
Institutionnel certes, oui, peut-être même trop !
C'est une photo empesée et sans génie, bien faite mais ennuyeuse... et la place est surtout occupée par les publicités pour pilules et savonnette :gaga:
La communication concernant l'exposition fait croire que l'on y verra une galerie de portraits des grands de l'époque, mais il y en a peu, et plutôt sans flamme.

La matière photographique est généralement belle, surtout les tirages au charbon des laboratoires Fresson, et, plus que de connaître mieux Laure Albin Guillot, l'exposition donne envie de donner des tirages à faire chez Fresson... :mask:
On y découvre les tendances d'un certain type d'édition d'art dans les années 35-45, et y trouve également la confirmation qu'entre le discours pompier sur nos belles provinces françaises des années trente et une offrande à la maréchale d'un beau recueil de photos sur le même thème en 1942 il n'y a strictement aucune différence.
    De la classique toujours bonne à prendre
  • Message par coignet, mercredi 27 mars 2013 à 21h59

  
J'ai vu aujourd'hui l'exposition des vingt ans de la galerie Camera Obscura.
Un programme sans risque, avec Harry Callahan, Lucien Hervé, Willy Ronis, que nous connaissons peut-être tous, et, découverte pour moi, Shoji Ueda.

Les tirages sont de très grande qualité, la plupart du temps faits par les auteurs ou sous leur contrôle, la sélection variée donnant à voir plusieurs facettes de leur art, et passer de l'un à l'autre se fait sans heurt.
De Lucien Hervé on voit quelques unes de ses photos des chantiers de Le Corbusier, dont La Cité radieuse de Marseille, et quelques intéressantes photos d'Inde et de Paris, de Ronis, ses réussites emblématiques, de Callahan le Chicago des années 50. Une fois ceci vu, au sous-sol, Ueda est une très belle découverte, à la photo d'une simplicité et d'une sobriété rare, ombres, silhouettes, personnages sur le bord de mer, chemins de campagne.

Note pour le Pote : pas de problème de reflets...
    Rep : de la belle image... dans de drôles de conditions

  
coignet a écrit :
L'exposition Reza, Femmes, entre luttes et grâce - Mairie du IXe arrondissement à Paris est à l'exact opposé de celle de la collection Greenberg à la fondation HCB : de grands tirages, de pleine actualité, en plein air.
Ce dernier point serait charmant au printemps, aujourd'hui, c'était plus difficile.


Attendez qu'il fasse beau pour en profiter !



Aujourd'hui il faisait meilleur. Les image de Reza sont toujours aussi fortes, surtout les regards.



En revanche l'expo s'est un peu dégradée car la plupart des légendes manquent. Elle finit le 15.
Quelqu'un qui fait des images ne peut pas être rassurant
Raymond Depardon, Errance

  
L'exposition la photographie à l'école, Lignes, formes, volumes, à la maison Robert Doisneau de Gentilly, fait partie de celles qui présentent de la belle image, pour reprendre le titre de Jacques, Pote !

Le travail fait par les élèves de classes de CE2 au CM2, sous la direction attentive et intelligente de deux photographes, de la Maison Robert Doisneau et de leurs instituteurs est plus que remarquable !

Ne manquez pas ce grand moment de plaisir.

Nous avons eu la chance, aujourd'hui, d'assister à la présentation du travail devant certains des élèves et des parents.


photo Marielle
    ils vont fermer !
  • Message par coignet, dimanche 16 juin 2013 à 9h39

  
C'est le dernier jour pour voir à Gentilly cette très intéressante et stimulante exposition !
    Genesis

  
Après plusieurs essais infructueux pour cause de foule nous avons finalement réussi à voir Genesis, de Salgado.

On pourrait s'en tenir à ce très bon texte pour tout commentaire.

Les images sont très spectaculaires, c'est étudié pour : Salgado est un peu devenu l'enfant naturel d'Ansel Adams et de Yann Arthus-Bertrand ! Mais son inspiration humaniste est intacte dans ses images des Nenets, dans le Nord sibérien, magnifiques, et certaines images du monde "sauvage" plus anxiogènes que lénifiantes : les terrae incognitae ne sont pas des paradis perdus.

Au final, un travail très esthétique, imposant par la logistique qu'il suppose - du coup on se demande pourquoi, tant qu'il y est, il ne fait pas du plus grand format, ce qui confèrerai une autre dimension aux images. Mais ne soyons pas puriste : je vous conseille d'y aller, si vous en avez l'occasion. Salgado propose une vision particulière du monde, et son goût pour le business n'est peut-être finalement qu'un moyen justifié par la fin.
Quelqu'un qui fait des images ne peut pas être rassurant
Raymond Depardon, Errance
    Genesis - complément

  
En sortant du travail, j'ai fait un saut jusqu'au salon de la photo pour écouter le Grand Entretien avec Salgado.
J'en suis ressorti plus impressionné que par l'expo. Ce gars a un incroyable charisme, répond sans détour avec intelligence, enfin bref aucune fausse note, bien au contraire.
Il parlé éthique, projets.
A expliqué comment, en quelque sorte, il photographie sa vie.
Donné aux jeunes qui l'interrogeaient un conseil étonnant : "retournez à la fac, apprenez l'économie, la sociologie, l'anthropologie, ... apprenez quelque chose qui vous permette de vous situer en tant que photographe, de comprendre le monde qui vous entoure".
Commenté Exodes : "parce que ces gens ont tout perdu, faudrait-il éviter de faire d'eux de belles photos, et s'en tenir au grand angle (NDR : qui bave) ?"

A expliqué pourquoi le N&B, comment "demander la permission de faire une photo sans parler".
Et aussi comment il travaille en numérique : comme avec du film ! Il ne regarde jamais ses photos, juste un contrôle le soir sur un échantillon pour voir s'il n'a pas un problème technique. Remplit ses cartes mémoires avec l'écran arrière éteint. Puis son équipe les "développe" et lui fait... des planches contacts ! Car "c'est la progression dans la série qui permet de faire le choix". Ensuite des tirages de lecture, puis des 20x30. Et quand le choix est fait, Dupon lui fait, à partir des images numériques... des plans-film 4x5" qui sont ensuite tirés à l'agrandisseur !

Donc il n'a rien changé dans sa pratique par rapport à son époque argentique, l'intérêt pour lui est qu'il n'a plus à changer le film, ce qui cassait le rythme de la pdv. Il a au passage abandonné Leica pour Canon, avec un passage intermédiaire en MF.

Voilà, un moment de bonheur.

En revanche je ne me suis arrêté à aucun stand, sauf chez Sony pour soupeser un alpha2R (je me suis ensuite rendu compte que j'avais oublié de regarder dans le viseur, je ne sais donc toujours pas à quoi ressemble un viseur électronique). Désolé, je n'ai pas été voir le Nikon Df !
Quelqu'un qui fait des images ne peut pas être rassurant
Raymond Depardon, Errance
    Rep : Genesis - complément
  • Message par paga, dimanche 10 novembre 2013 à 5h09

hédoniste nihiliste
Jacques, pote a écrit :
...
Donné aux jeunes qui l'interrogeaient un conseil étonnant : "retournez à la fac, apprenez l'économie, la sociologie, l'anthropologie, ... apprenez quelque chose qui vous permette de vous situer en tant que photographe, de comprendre le monde qui vous entoure".


Je ne trouve pas cela étonnant, plutôt inhabituel pour ne pas dire rare, mais tellement logique et plein de bon sens!

Merci pour ce mini-reportage écrit.

:salue

  
Son message, qu'il n'est pas le seul photographe à porter, est que c'est le projet qui fait l'œuvre. Et que ce projet prend son origine en soi-même, dans sa propre vie.
J'adhère totalement à ce propos.

C'est pourquoi, cher Paga, je suis si réfractaire (comprendre "exigeant") à la photo de rue en ce sens que la prise de vue au hasard ne peut constituer un projet à mes yeux.

À la différence des grands "artistes", toujours illuminés, les grands photographes sont hommes de grands projets. Ce qui fait d'eux des artisans (HCB), des témoins et des bâtisseurs. Non ?
Quelqu'un qui fait des images ne peut pas être rassurant
Raymond Depardon, Errance
  • Message par paga, dimanche 10 novembre 2013 à 14h35

hédoniste nihiliste
Attention cher ami de ne pas restreindre la photographie à sa seule fonction documentaire, ou bien qui ne ferait qu'une photo aurait de l'intérêt que si les intentions du photographe seraient "bonnes" ou "pures" ou motivées par un projet, anthropologique ou politique ou moralement attractif. Tu cites HCB, mais il n'avait pas vraiment de projet justement (à part une recherche esthétique?), c'est ce que lui reprochaient certains critiques, et c'est en effet une critique qui revient souvent à propos de la photo de rue (dont il est le parrain historique?). Salgado lui est aux antipodes de l'intention photographique errante d'HCB, Bruce Gilden ou Vinogrand justement, de même que Capa ou Eugene Smith ou plus contemporains Danny Wilcox (pour citer en dehors de cette fameuse liste) ... chacun avec leurs propres intentions dans leurs travaux respectifs, tous en quelque sorte anthropologues et témoins de la condition humaine, mais pas forcement motivés par un projet clair en net des le départ. Bref il faut de tout pour faire un monde, n'est ce pas?

:cool:

  
Je ne crois pas que la photo puisse avoir une dimension morale, bien ou mal, pure ou impure...
En revanche je pense que pour parler au plus grand nombre elle doit tendre à l'universel - toute proportion gardée.
Donc parler à chacun, quel qu'il soit, et donc parler de soi : comme le dit Axel Kahn, "c'est l'autre qui nous fait humain".
Pour faire court, je pense que c'est la projection de l'humanité du photographe dans ses images qui parle au spectateur en retour. Le sujet/contenu est un médium.
HCB avait un projet : faire de la photo de reportage en utilisant et adaptant les canons "universels" de la peinture classique (on pense aux flamands du 17ème).
Winogrand était plus formel, et un peu nourri de Hopper, de la nostalgie américaine.

Mais la photo qui ne s'universalise pas, souvenir ou imitation, ne parle guère qu'à son auteur.
Il faut de tout, mais tout ne m'intéresse/touche pas. C'est le cas de la plupart des photos de rue (déjà avec Winogrand j'ai du mal).

C'est aussi le problème que j'ai avec mes propres images...
Quelqu'un qui fait des images ne peut pas être rassurant
Raymond Depardon, Errance
  • Message par paga, mardi 12 novembre 2013 à 21h57

hédoniste nihiliste
"La culture pour un photographe est bien plus importante que la technique."
(Gisèle Freud)

:salue
    Oubliés de nos campagnes

  
Une expo qui n'en n'est pas vraiment une, "Oubliés de nos campagnes", ça se passe à l'Espace Ephémère à Paris, 200 quai de Valmy, jusqu'au 1er décembre.
Un portrait de la précarité commandé par le Secours Catholique à cinq photographes de l'agence Myop.
Les images de Pierre Hybre sont magnifiques.
On peut écouter les portraits sonores.

Pour ceux qui aiment la FSA et les images de Walker Evans, la précarité est toujours là, à nos côtés. A ne pas confondre avec la misère, affective. Parfois les deux se cumulent. Ecoutez Maurice. Poignant.
Quelqu'un qui fait des images ne peut pas être rassurant
Raymond Depardon, Errance
    Un moment si doux ?

  
Mon a priori favorable à Depardon me semblait sans borne jusqu'à cet après-midi. Mais les jours se suivent et ne se ressemblent pas : l'exposition "Un moment si doux" au Grand Palais devra être vite oubliée.
Accrochage lamentable, sélection discutable, produits dérivés (l'appareil La Sardina - Raymond Depardon ), ça n'est pas la belle série sur Glasgow qui sauve à mes yeux cette affaire purement commerciale.
Quelqu'un qui fait des images ne peut pas être rassurant
Raymond Depardon, Errance
  • Message par coignet, lundi 30 décembre 2013 à 0h03

  
À dire vrai, le fait que Depardon se laisse ainsi célébrer de son vivant, au lieu de produire un travail, une œuvre, une vraie exposition, me dérange, et je n'ai pas l'intention d'aller voir.
En revanche, j'ai vu, aujourd'hui juste à côté, la belle exposition consacrée à Felix Valotton, et je ne saurais que la conseiller à ceux qui en ont le temps avant la fin.
Inventivité permanente, virtuosité parfois sidérante, l'œuvre de Valotton, parfois très drôle, mérite la visite.
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