le Pirate Forum
    Karl-Marx-Hof, 1930

  
La mairie de Vienne, sociale-démocrate de 1919 à 1934, qualifiée généralement de Vienne la rouge, se lance à la sortie de la Première guerre mondiale alors que la situation du logement est catastrophique, dans la construction massive de logements sociaux, rachetant jusqu'en 1929 près de 30 % des terrains de la ville.
En 1934, 60 000 logements ont été construits, permettant de loger 220 000 personnes.

Le Karl-Marx-Hof est le plus célèbre et emblématique de ces grands ensembles de logements, qui comprennent également des services collectifs : ici, il y avait à l'origine deux laveries, deux établissements de bains, deux jardins d'enfants, mais aussi une clinique dentaire, une caisse de maladie avec un dispensaire et une pharmacie, une bibliothèque, un bureau de poste et une vingtaine de locaux commerciaux.
Les établissements de bain ont été remplacés depuis par des salles de sport.

Comptant 1 382 appartements et s'étendant sur plus d'un km de long, Le Karl-Marx-Hof a été construit entre 1927 et 1930 sur les plans de Karl Ehn (1884-1957), organisé autour de vastes espaces centraux plantés, et de nombreux passages créant les liaisons avec le quartier environnant.

aile principale


Au-dessus des quatre grandes arches principales, quatre statues représentent la Liberté, la Prévoyance, la Pensée et la Culture physique.


l'un des bâtiments occupant les grandes cours, accueillant les services. Ici, des salles de sport, une garderie d'enfants, des machines à laver collectives.


photos 1 à 8 : coignet ; 9 à 16 : marielle
Vienne, un jour de lumière très blanche et sans ombre, novembre 2011.
  • Message par Tromer, mardi 31 janvier 2012 à 10h29

  
Beau reportage et belle découverte. Le tout semble bien entretenu à la différence de certaines réalisations (certes plus récentes) connues par ailleurs.
Il serait intéressant de savoir si "le lien social" est encore vif en ces lieux qui, mais c'est peut-être un choix des photographes, nous laisse à voir bien peu de vivants sur ces photographies ?
Question sur la n.7 cette petite construction en forme de tour m'en rappelle d'autres connues à Paris dans certains squares : est-ce la guérite d'un gardien, sont-ce des wc publics, ou bien ?
  • Message par coignet, mardi 31 janvier 2012 à 12h50

  
Oui, en effet, c'est bien entretenu, non seulement les bâtiments, mais aussi l'esprit du lieu, comme c'est d'ailleurs le cas pour tous ces höfe.

Le Hof est un ensemble de logements autour d'une cour intérieure, et cette dénomination existe à Vienne déjà avant les grands ensembles des années 1920. Ce sont aujourd'hui non seulement des témoins d'une politique exceptionnelle de création de logements de masse, mais aussi tout simplement la matière urbaine principale des quartiers périphériques de Vienne car, au contraire des opérations françaises des années 50-70, ils ne constituent pas des quartiers isolés par rapport à la ville traditionnelle, mais bien une croissance raisonnée de la ville depuis son centre historique.
Ces ensembles sont ainsi l'opposé de ce qu'ont pu prôner les modernes français réalisant par exemple des immeubles comme les Cités radieuses.

Le Karl-Marx-Hof a fait l'objet d'une réhabilitation totale en 1988, pour l'accorder aux goûts et besoins d'aujourd'hui, en particulier, de petits appartements ont été regroupés pour en créer de nouveaux plus grands, le nombre total de logements passant de 1 382 à 1 304.
Avant cette réhabilitation, quelques marques de vieillissement étaient visibles mais l'ensemble avait tout de même une bonne tenue.

Votre serviteur l'avait photographié en 1983 :

Aujourd'hui, ces ensembles sont toujours des logements sociaux, et, si les besoins ont évolué (il n'y a par exemple de nos jours plus besoin de douches publiques), les services ont été maintenus.

Pas d'habitants sur les photos ?
En effet, pour deux types de raisons : en pleine journée dans un quartier d'habitation, par un temps assez froid, il y avait peu de flâneurs ; les cours des écoles étaient pleines d'enfants, et on nous a demandé de ne pas les photographier.
Vous connaissez également tous le passant qui presse le pas pour ne pas déranger les photographes.

Marielle pourra peut-être vous proposer la photo d'une dame en pleine activité dans la buanderie collective.

Le Karl-Marx-Hof est un ensemble emblématique à plusieurs titres : sa destination actuelle est restée celle de l'époque, c'est toujours un ensemble de logements sociaux géré par la Ville de Vienne, il est immense et apprécié, et c'est l'un des rares ensembles de logements sociaux visités par les touristes, et référencé comme tel.
Sa réputation vient aussi probablement du fait que ce fût le lieu d'affrontements importants et armés entre les forces de police du chancelier Dolfuß et les insurgés sociaux-démocrates en février 1934, ces dernier ayant trouvé refuge au Karl-Marx-Hof qui a même été bombardé entre le 13 et le 15 février. La chute du Karl-Marx-Hof a marqué le recul définitif des insurgés et la fin du parti social-démocrate, interdit dès le 16 février.

Voir ces photos du siège de février 1934 sur le site dasrotewien.at
Sur une autre page du même site, vous trouverez des photos du quartier et d'une maquette avant le chantier, puis des photos du chantier et de l'inauguration.

La guérite de la photo 7 enferme le matériel d'entretien des jardins. Cette photo est à confronter à celle ci-dessous datant de la fin du chantier, qui montre à quel point l'entretien d'un jardin est important…

  
(photo du site dasrotewien.at, probablement 1930 - au fond, l'école)

  • Message par insoL, mardi 31 janvier 2012 à 16h46

Très beau reportage, merci !
J'apprécie particulièrement les verticales parallèles dans les vues d'ensemble de Coignet et les détails sélectionnés par Marielle.
Merci aussi pour les liens.
Rien ne peut être pensé sans son contraire.
Héraclite
  • Message par coignet, mardi 31 janvier 2012 à 17h20

  
Les verticales parallèles sont issues de l'utilisation à peu près raisonnée d'une optique 28mm à décentrement, dont je me sépare désormais fort peu, car elle est devenue mon outil principal en photographie d'architecture.
  • Message par HB, mardi 31 janvier 2012 à 17h54

  
Belles compos, Laurent :wink: Pas facile d'utiliser cette optique? Il faut une bonne période d'adaptation?
  • Message par coignet, mardi 31 janvier 2012 à 19h44

  
L'habitude se prend très vite, car c'est très simple.
La seule difficulté est de bien apprécier les verticales et de ne pas trop décentrer, ce qui produit alors des fuyantes vers le bas de l'image.
Il ne faut pas décentrer non plus au-delà de la zone de qualité optique correcte, ce que j'ai pourtant fait pour la vue 2 qui nécessitait, pour cette vue verticale, un assez fort décentrement en raison non seulement de la grande hauteur du bâtiment, mais aussi de la position en contrebas du photographe, ce que l'on comprend en voyant les emmarchements.
On constate en conséquence du vignettage et une distorsion géométrique naissante en haut de l'image.
    Waschsalon
  • Message par marielle, mardi 31 janvier 2012 à 20h06

  
coignet a écrit :
Marielle pourra peut-être vous proposer la photo d'une dame en pleine activité dans la buanderie collective.

Voici l'intérieur du Waschsalon.
J'ai interrogé la dame sur les modalités de fonctionnement de cet espace collectif : chaque foyer qui souhaite profiter de la buanderie collective paie un abonnement annuel modique, et bénéficie d'un créneau horaire hebdomadaire en fonction de ses possibilités (matin, après-midi, soirée).
Chacun vient avec son linge pendant le créneau horaire qui lui est alloué. En cas de demande supplémentaire, ils peuvent s'inscrire sur un planning en fonction des disponibilités des différentes machines.
Tout cela fonctionne très bien et semble contenter une majorité de foyers qui, pour la plupart, n'ont pas de machine à laver chez eux.



  • Message par Proteus, mardi 31 janvier 2012 à 20h52

  
J'ai lu avec intérêt ce reportage fort bien traité sur cet ensemble d'appartements à caractère dont je n'avais jamais entendu parler
  • Message par Pythéas, mardi 31 janvier 2012 à 21h16

Oui : ça donne envie d'y faire un tour lors d'un séjour à Vienne.
  • Message par insoL, mardi 31 janvier 2012 à 21h39

« … l'utilisation à peu près raisonnée d'une optique 28mm à décentrement, dont je me sépare désormais fort peu, car elle est devenue mon outil principal en photographie d'architecture. »

Ah bon ! Vous y êtes venu, finalement ! :mrgreen2:
Pour ma part, c'est l'objectif dont je ne pourrais me passer.
Rien ne peut être pensé sans son contraire.
Héraclite
  • Message par coignet, mardi 31 janvier 2012 à 21h55

  
Depuis déjà deux ans, et beaucoup des photos que je montre depuis ont été faites avec.
J'ai bien entendu pensé à vous qui me disiez depuis fort longtemps que ce type d'optique était nécessaire…
Voir ici.

J'avais déjà utilisé, il y a longtemps, un 35mm-PC que je louais de temps à autres à Paris, pour des photos de commande.
Mais je n'avais jamais utilisé le 28mm-PC avant celui-ci.

Mes premières photos montrées sur le site avec le 28-PC sont ici.
Il y en a beaucoup d'autres, et par exemple ici.
  • Message par HB, mercredi 1 février 2012 à 11h32

  
En voila un autre bel exemple d'utilisation de cette magnifique optique :wink:
Si j'ai bien compris, ces petits appartements permettent aux clients de se mettre tout nus en attendant leurs vêtements :-) J'espère que dans ces conditions, il y a également un sèche-linge ?
Blague à part, c'est une solution bien pratique.
    Wiener Werkbundsiedlung, 1932

  
Le Werkbund est une association allemande d'architectes, artistes et industriels, fondée en 1907 par l'architecte H. Muthesius qui souhaite renouveler l'approche des arts et de l'architecture, au travers d'une réflexion sur l'industrialisation, la standardisation, et les besoins d'une famille de travailleurs contemporaine.
Par de nombreux aspects, cette démarche est proche de celle du Bauhaus, et certains architectes ont participé à la fois au Werkbund et au Bauhaus, comme Walter Gropius ou Mies Van Der Rohe.
Le mouvement devient rapidement international, mais c'est en Allemagne qu'ont été construites les principales réalisations du mouvement, qui souhaite particulièrement édifier des lotissements, avec un langage architectural nouveau, une réflexion sur l'usage de l'espace domestique lié aux besoins d'une famille modeste, et l'utilisation d'éléments le plus simples possibles, issus de l'industrie.

Le Werkbundsiedlung de Vienne (lotissement du werkbund) est réalisé entre 1929 et 1932, sous la direction de Josef Frank.
Les principaux architectes sont autrichiens, mais des architectes étrangers prennent aussi part à la construction, comme Neutra (USA), Lurçat (France), Rietveld (Hollande).
Le progamme inclut des maisons de toutes tailles depuis la toute petite habitation en bande jusqu'à la belle maison bourgeoise, ainsi que de petits immeubles collectifs.

Ces photos vous livrent des vues de ces maisons telles qu'elles sont aujourd'hui, parfois décrépites, et souvent en travaux, la ville de Vienne ayant lancé une réhabilitation de l'ensemble, qui commençait depuis quelques décennies à accuser un certain vieillissement.

Voici une vue d'ensemble au moment de la fin des travaux, en 1932 :

  1932, auteur inconnu

et une photo de l'immeuble de Lurçat tel qu'on pouvait le voir en 1983 :

  1983, photo coignet

Les photos sont localisées sur un fond de plan issu d'un site autrichien présentant les architectes, et les travaux en cours, entrepris depuis 2009 : werkbundsiedlung.at.tf.



  01

Hugo Gorge
1883-1934


  02

Margarete Schütte Lihotzky
1897-2000


  03

Jacques Groag
1892-1961


  04

Vue de la Voinovichgasse


  05

Adolf Loos
1870-1933


  06

Gerrit T. Rietveld, architecte et designer hollandais
1888-1967


  07

Eugen Wachberger
1904-1971
Walter Loos
1905-1974


  08


























Josef Hoffmann
1886-1983





  09

Josef Hoffmann


  10


























Josef Frank
1895-1967





  11

André Lurçat, architecte français
1892-1970


  12

Helmut Wagner Freynsheim
1889-1968


  13


























Otto Breuer
1897-1938





  14

Ernst A. Plischke
1903-1992


photos 5, 7, 8, 9, 10, 12 et 14 : marielle
photos 1, 2, 3, 4, 6, 11 et 13 : coignet
novembre 2011
  • Message par Tromer, mardi 7 février 2012 à 22h42

  
Merci de nous faire partager offrir cet excellent travail merveilleusement mis en page.
J'espère que nombreux viendront le voir.
  • Message par barbapapa, mercredi 8 février 2012 à 11h06

chapeau bas pour le travail réalisé.
je viens j'échange je te donne je te prends et ensemble on est vivants! à l'abordage!!
  • Message par orville, mercredi 8 février 2012 à 11h40

  
Merci pour ce reportage.
J'aime beaucoup ce style d'architecture.
"Quand tu ne ris pas tu ne vis pas"
  • Message par Proteus, mercredi 8 février 2012 à 11h51

  
Très intéressant travail :D:
  • Message par coignet, mercredi 8 février 2012 à 12h32

  
Je suis content que cela vous intéresse.

Pour en savoir plus, cette page présente ce que nous n'avons pas vu : des intérieurs avant les travaux de réhabilitation en cours sur le bâtiment de Rietveld, et celui de Hoffmann.
  • Message par Tromer, mercredi 8 février 2012 à 16h03

  
J'aime beaucoup cette idée de "réhabilitation" qui, lorsqu'elle est possible est à mon sens toujours préférable à la solution qui consiste à tout raser pour "faire du neuf".
Bien entendu l'ensemble montré ici a une véritable valeur historique qui justifie sans doute les efforts de remise en état. Néanmoins, compte tenu des quelques vues proposées des intérieurs via le lien que tu nous proposes ci-dessus, je m'interroge sur les techniques utilisées afin de rendre un peu plus compatible avec les exigences actuelles, l'isolation de ces petites maisons construites à une époque où ces questions ne faisaient pas obligatoirement partie du cahier des charges ?
    réhabiliter
  • Message par coignet, mercredi 8 février 2012 à 17h02

  
La remise en état est toujours moins coûteuse que la démolition-reconstruction.
Pour simplifier, on pourrait dire que dans le meilleur des mondes, la deuxième solution est adoptée lorsque l'évaluation du bâti, que ce soit du point de vue structurel ou morphologique, montre qu'il impropre à l'usage attendu (ou clairement inutilisable), et que son intérêt historique est considéré comme mineur.

Ici bien sûr, l'intérêt est majeur, la morphologie du quartier est non seulement objet d'études, élément de patrimoine historique, mais plaisante et sans difficulté aucune du point de vue de l'habitabilité. Modernes lors de leur conception, les habitations le restent aujourd'hui encore.

En terme de simple entretien, des travaux sont forcément indispensables après 80 ans, car les enduits, les menuiseries, les étanchéités vieillissent.
En terme d'usage, des "mises à jour" s'imposent aussi de la part d'un bailleur (ici public), car les installations de plomberie, d'électricité, de chauffage, doivent être refaites non seulement parce qu'elles vieillissent, mais aussi parce que les techniques et réglementations ont évolué.
Et en effet, les normes actuelles concernant l'isolation thermique ne sont plus tout à fait celles des années 30, non seulement parce que l'on a fait des progrès techniques, mais aussi parce que l'on ne considère plus qu'il suffira de mettre des poêles à bois ou à charbon, et/ou des chaudières au fioul à faire fonctionner à plein régime…

Dans le cas d'un bâti présentant des caractéristiques architecturales que l'on souhaite respecter, les choix peuvent être difficiles à faire, car l'on ne sait pas isoler sans épaissir les parois, que ce soit par l'extérieur ou par l'intérieur. Dans le cas de ce type de bâtiment, isoler par l'extérieur sera dans la plupart des cas la solution à écarter, car cela modifie l'aspect extérieur des constructions. Isoler par l'intérieur peut poser des problèmes d'habitabilité ponctuels, dans les couloirs, cages d'escaliers.
Dans le cas des immeubles collectifs, la réglementation concernant la sécurité incendie amène aussi de nouvelles contraintes pour la ventilation des parties communes, et leur cloisonnement par rapport aux parties privatives. Il est souvent nécessaire de refaire les distributions et les accès aux logements.

Bien entendu, dans le cas d'adaptation de bâtiments à valeur historique, surtout s'ils sont classés, des dérogations existent pour conserver l'esprit des lieux, mais lorsqu'il s'agit d'habitat locatif, les négociations peuvent être complexes et conflictuelles !

Je ne sais pas ce qu'il en est en particulier en Autriche, mais en France, cela devient de plus en plus compliqué.

Note : la réhabilitation, c'est mon dada.
  • Message par Pythéas, mercredi 8 février 2012 à 21h19

Laurent donne des éléments de réponse aux questions que je m’apprêtais à lui poser :D: .
Il me plairait d'en savoir plus sur la rénovation des intérieurs, quand il disposera de davantage d'informations, en particulier vis-à-vis de l'isolation thermique.
Ces reportages sont vraiment intéressants.
Merci :salue .
  • Message par garotinho, jeudi 9 février 2012 à 1h42

  
J'avais raté. Merci !
touche pas à mon hamac !
http://barnackla404.blogspot.com/
  • Message par insoL, jeudi 9 février 2012 à 11h01

Oups … J'avais oublié l'inéluctable ralliement de notre architecte en chef au décentrement !
Mais ce Wiener Werkbundsiedlung peut-il être comparé au Pessac de Le Corbusier ?
Rien ne peut être pensé sans son contraire.
Héraclite
  • Message par coignet, jeudi 9 février 2012 à 11h23

  
Il peut être comparé en ce sens que Le Corbusier fût l'un des participants du Werkbund, et que cette influence est évidemment décisive pour l'élaboration du plan de la cité Frugès à Pessac.
Voici, une page de l'association des sites Le Corbusier présentant sa participation au Weissenhof Siedlung de Stuttgart en 1927.

Ce qui me semble plus intéressant dans les réalisations du Werkbund allemand, c'est qu'il s'agit d'opérations d'urbanisme qui, sur la base d'un plan d'aménagement d'ensemble, font appel à plusieurs concepteurs pour réaliser les constructions.
Le Corbusier fait partie de cette tendance, très française, qui consiste à confier des ensembles à un architecte démiurge qui se veut à la fois aménageur, urbaniste, puis architecte de la totalité.

Sur Pessac de Le Corbusier, on peut lire l'intéressante étude de Philippe Boudon : Pessac de Le Corbusier 1927-1967, Étude socio-architecturale, Dunod 1985.
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